7 erreurs de communication qui augmentent le stress des patients

Temps de lecture : 6 minutes

La qualité des soins ne repose pas uniquement sur l'expertise technique. Les mots, le ton de la voix et la manière de communiquer influencent directement l'expérience du patient. Une communication adaptée peut diminuer l'anxiété, renforcer la confiance et favoriser une meilleure adhésion aux soins.

Voici sept erreurs fréquentes et des pistes simples pour les éviter.

1. Donner trop d'informations en une seule fois

Lorsqu'une personne est stressée, sa capacité à retenir les informations diminue.

Au lieu de transmettre toutes les explications d'un coup, privilégiez des messages courts, structurés et adaptés au rythme du patient.

À retenir :expliquez étape par étape et vérifiez régulièrement la compréhension.

2. Employer un vocabulaire trop technique

Les termes médicaux peuvent impressionner ou inquiéter inutilement.

Préférez un langage simple, accessible et adapté au niveau de compréhension de votre interlocuteur.

Exemple :

❌ « Nous allons réaliser une pulpotomie. »

« Nous allons soigner la partie interne de la dent pour éviter la douleur. »

3. Minimiser les émotions

Des phrases comme :

  • « Ce n'est rien. »

  • « Il ne faut pas avoir peur. »

peuvent donner au patient l'impression que son ressenti n'est pas entendu.

À la place, accueillez son émotion.

Essayez plutôt :

  • « Je comprends que cette situation puisse être stressante. »

  • « Beaucoup de personnes ressentent la même chose. »

4. Poser uniquement des questions fermées

Les questions fermées limitent souvent les échanges.

Privilégiez des questions ouvertes telles que :

  • « Qu'est-ce qui vous inquiète le plus aujourd'hui ? »

  • « Comment vivez-vous cette situation ? »

Vous obtiendrez des informations plus utiles tout en renforçant la relation de confiance.

5. Interrompre le patient

Laisser le patient terminer son récit permet non seulement de recueillir davantage d'informations, mais aussi de lui montrer qu'il est écouté.

Quelques secondes de silence peuvent avoir un impact considérable sur la qualité de la relation thérapeutique.

6. Négliger la communication non verbale

Le regard, la posture, le sourire, les gestes et le ton de la voix communiquent parfois davantage que les mots.

Un professionnel calme et disponible rassure naturellement son patient.

7. Oublier de vérifier la compréhension

Même lorsque le patient acquiesce, cela ne signifie pas toujours qu'il a compris.

Une méthode simple consiste à lui demander de reformuler les informations importantes.

Par exemple : « Pour être certain que je me suis bien expliqué, pourriez-vous me redire les étapes principales ? »

Comment développer une communication thérapeutique ?

La communication thérapeutique est une compétence qui se développe grâce à la pratique.

Elle repose notamment sur :

  • l'écoute active ;

  • la reformulation ;

  • les questions ouvertes ;

  • la communication non verbale ;

  • les techniques issues de l'hypnose appliquée au soin ;

  • la gestion des émotions ;

  • l'adaptation du discours à chaque patient.

Ces outils permettent de créer une relation plus sereine et plus efficace entre le professionnel de santé et le patient.

Conclusion

Une meilleure communication améliore non seulement l'expérience du patient, mais également le confort de travail des professionnels de santé.

Chez AnansiLab, nous accompagnons les équipes de santé grâce à des formations pratiques en communication thérapeutique, hypnose appliquée au soin et compétences relationnelles, afin de transformer chaque interaction en une expérience de soin plus humaine et plus efficace.

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